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Sodiaal Union est à la recherche de nouveaux producteurs de lait bio

27 septembre 2017 à 09:37
Au Gaec des Saules, les producteurs Sodiaal ont pu échanger sur la production de lait bio. ©HLP

La coopérative Sodiaal Union organisait une porte-ouverte à Vieille-Brioude sur le Gaec des Saules, sur le thème de la production de lait bio.

La coopérative Sodiaal Union souhaite accroître son volume de collecte en lait bio.  La coopérative qui collecte déjà 62 millions de litres de lait bio auprès de 260 exploitations sur le territoire national, organisait une porte ouverte le 22 septembre à Vieille-Brioude, au Gaec des Saules dirigé par la famille Chantel et qui achève, ce mois-ci, sa période de conversion à l’agriculture biologique.
Ce temps d’échanges entre producteurs de Sodiaal animé par Lylian Bellanger, responsable des conseillers laitiers et Jean-Paul Piétri, conseiller laitier en charge du bio, a permis de faire jour sur le fonctionnement d’une exploitation laitière conduite en bio.
Le Gaec des Saules a opté pour l’agriculture bio il y a 2 ans.  «Après plusieurs expérimentations (asperges, agri-tourisme...), j’avais envie de passer à autre chose. À l’époque, on avait beaucoup développé la production laitière (jusqu’à 600 000L), les marchés se bouchaient et dans le même temps, je sentais les consommateurs super intéressés par ce système de production» indique Gérard Chantel, qui a finalement décidé de se lancer dans la bio.
Une belle aventure qu’il qualifie de «très technique et très plaisante». Et sur l’exploitation, au quotidien, c’est une autre façon de travailler. Travailler sans intrants, ni désherbants (sur maïs et céréales) change complètement le travail de l’agriculteur. «En bio, il faut faire preuve de patience et ne pas s’affoler. On travaille autrement» indique-t-il.
En 2 ans, la quantité de lait produite a diminué pour atteindre 500 000 L en deuxième année de conversion et l’objectif du Gaec s’élève à 370 000 en année bio ; une baisse de production voulue par les 3 associés (Gérard, Aurélie et Anne-Marie) qui aspirent à dégager davantage de temps libre.

De bons résultats, de bons rendements…
«En terme de résultats, certes la production de lait par vache a un peu diminué (7000L contre 8000L) mais la qualité du lait s’est améliorée en terme de TP et TB et le taux cellulaire est identique. Concernant les cultures et fourrages, le Gaec a obtenu de bons rendements alors qu’aucun engrais n’a été apporté...»complète-t-il.
…et un prix plus élevé
Quant au prix du lait payé par Sodiaal Union, le lait bio est nettement mieux payé que le conventionnel ; «Le prix moyen du lait bio pour 2017 est de  460€/1000 L contre 320€ en conventionnel» souligne Lylian Bellanger.
Matériels, rations des vaches laitières, assolement, semis fourragers, santé des vaches, autant de thématiques ont pu être abordées grâce au témoignage d’Aurélie et de Gérard Chantel.
De leur côté, les représentants de Sodiaal Union ont fait part des besoins de leur coopérative en lait bio portés par le dynamisme des marchés intérieur et à l’exportation. Sur les 1 600 producteurs de lait Sodiaal Massif-Central, 60 sont certifiés bio et 100 sont en conversion bio.

Un accompagnement spécifique
Sodiaal propose d’accompagner les producteurs qui souhaitent se convertir au bio. «Le producteur bio s’engage pour une durée de 7 ans (2 ans de conversion et 5 ans en production certifiée) auprès de Sodiaal. Il bénéficie d’une prime de 30 à 50€/1000 L pendant la période de conversion et dispose d’un prix du lait spécifique une fois certifié» explique Jean-Paul Piétri. Chez Sodiaal, les producteurs bio bénéficient d’une bonne visibilité des prix : «Le producteur connaît son prix de base moyen annuel un an à l’avance et au trimestre, il connaît le prix au mois le mois» ajoute le conseiller laitier.
Seules exigences pour les producteurs : «être engagé dans les chartes de bonnes pratiques d’élevage et accepter les audits complémentaires réalisés par nos clients pour le grand export».
Véronique Gruber


A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : mercredi 27 septembre 2017

Article publié le 27/09/2017 à 09:37
Auteur : Haute-Loire Paysanne

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