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Une vingtaine de projets pour créer de l’activité économique dans le Cantal

22 octobre 2018 à 06:04
Jean-Paul Ausset a présenté son métier d’éleveur-transformateur : “On est producteur et aussi un peu commercial en même temps : on a le plaisir de vendre ce que l’on fait.”

Cette semaine se sont déroulés trois jours de découverte du territoire cantalien au bénéfice de porteurs de projets économiques, dans des secteurs d’activités variés. 

Agenda chargé, timing serré. Même si tous les frais sont payés durant trois jours, ils ne viennent pas faire du tourisme. Ils, ce sont les porteurs de projets (venus seuls ou le plus souvent en couple), prêts à s’installer dans le Cantal. Pour la plupart, c’est à la fois changer de région, changer de métier, bref, changer de vie. 
Leur motivation et le sérieux de leur dossier font que le Conseil départemental qui porte ces “sessions d’accueil d’actifs”, en partenariat avec les chambres consulaires, a retenu leurs candidatures. Mercredi 17, jeudi 18 et vendredi 19 octobre, la 24e édition s’est déroulée  autour du Grand Site de France, le Puy Mary, et notamment dans la vallée de la Jordanne. Avant de partir à la découverte du territoire et de ses acteurs économiques, ils ont présenté individuellement leur projet.

De l’agriculture raisonnée

Morgan et Émilie sont salariés agricoles dans l’Aude et ont pour idée  de reprendre une exploitation laitière et de la conduire en bio ou en agriculture raisonnée. Depuis les Hautes-Alpes où il sont boulanger et professeur, Thibault et Juliette s’imaginent dans le Cantal à la tête d’une exploitation autonome qui produit ses propres céréales pour nourrir des bovins lait, mais aussi fabriquer des viennoiseries. Jérôme et Céline, venus de la Drôme, changeraient aussi de métier, passant de métreur en menuiserie et aide à domicile, à chefs d’exploitation avec transformation à la ferme, autour de fromages de chèvres et de yaourts. Sophie et Julien sont également prêts à abandonner Neuilly, en région parisienne, pour monter un projet d’élevage caprin. C’est la production et vente de fruits qui tentent Élise et Arnaud qui lâcheraient leurs emplois d’assistante maternelle et de chauffeur routier. Presque la locale de l’étape, Jessica vient de Corrèze et, si elle est actuellement sans emploi, elle retrousserait bien les manches pour élever brebis ou vaches et transformer leur lait en fromages. Quant à Sophie et Nicolas, ils abandonneraient la Drôme pour cultiver des plantes aromatiques, des petits fruits... et faire visiter à des enfants ou adultes leur petite ferme, mettant à profit une expérience dans l’éducation spécialisée.

L’attrait du tourisme

Stéphanie, venue seule du Bas-Rhin où elle a travaillé dans les assurances, compte tout de même sur son conjoint pour  l’aider à créer dans le Cantal un gîte d’étape. Fabien et Patricia, de Saône-et-Loire, se verraient bien abandonner leurs travails de clerc de notaire et de responsable d’agence de vente de pneumatiques pour créer de l’hébergement touristique, type hameau de gîtes, chambres d’hôtes, etc. Mark et Marijke sont Belges et respectivement ingénieur et manager des ventes ; eux-aussi rêvent d’ouvrir chambres et table d’hôtes au pays vert. Idem, Didier et Delphine
quitteraient leurs emplois en gérance et comptabilité d’entreprises pour une reconversion dans le domaine touristique. Nathan et Zhang, qui a déjà tenu un hôtel en Chine, se voient davantage dans une structure hôtelière raffinée. Déjà directeur adjoint d’un village de vacances et responsable d’accueil en Isère, Philippe et Christelle cherchent, eux, à reprendre un camping. Tourisme toujours, Sylvain, demandeur d’emploi, a pour idée de monter un village éco-gîtes, des yourtes par exemple, et d’y associer une galerie de peinture. 

Dans le secteur de la vente

Anthony et Jonathan, en provenance du Japon (!) sont des trentenaires qui ont pour idée de créer une unité de production électrique. Marc espère une mutation dans une collectivité territoriale, tandis que son épouse Peggy est prête à lâcher son emploi de fonctionnaire. Gisèle et son fils Manuel vendent déjà des produits alimentaires sur des marchés, ils ont désormais envie d’un commerce sédentaire, type multiple rural. Même type de profils pour Francis et Christine de l’Aisne, déjà commerçants, qui cherchent un tabac/presse à reprendre. Venus de la Gironde, Cyril et Manon créeraient leurs emplois en ouvrant une ressourcerie (collectage et transformation d’objets qui ne sont plus utilisés). Fin du voyage sur Air-France avec le Cantal comme terminus pour l’agent administratif Jérôme et l’hôtesse de l’air Sandrine, s’ils parviennent à reprendre ou créer un commerce de fruits et légumes, produits régionaux ou cave à vins.

Renaud Saint-André


A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : samedi 20 octobre 2018

Article publié le 22/10/2018 à 06:04
Auteur : Administrator User

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