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Un gîte pour sauvegarder et transmettre un patrimoine bâti

12 juillet 2018 à 11:17
Monique et Yves Gaillard louent leur ancien buron restauré plus de la moitié de l’année, entre 290 et 520 euros par semaine. 

Des petits bâtiments sur l’exploitation peuvent connaître une seconde vie, comme chez Monique et Yves Gaillard où un ancien atelier fromager est devenu un gîte rural prisé.

Un buron ! Construit au début du XXe siècle, il a été totalement rénové et l’ancien bâtiment agricole qui servait jusqu’au milieu des années 70 à la fabrication du fromage, est devenu un gîte cossu, à la vue imprenable : monts du Cantal d’un côté, monts de l’Aubrac de l’autre. Bienvenue à Juzelles, hameau sur une crête basaltique, point culminant de Carlat (900  m), entre Aurillac et Mur-de-Barrez.
“Mon père a été le dernier à transformer le lait ici. Nous étions fermiers depuis au moins trois générations avant de devenir propriétaires, en 2010”, témoigne Yves Gaillard, installé ici depuis 1988. “En plus des 80 hectares et des bâtiments d’élevage, il y avait de très nombreuses maisons ou bâtiments désaffectés”, poursuit son épouse, Monique. Le couple a pour intention de sauvegarder autant que faire se peut ce patrimoine bâti et de le transmettre en bon état à leurs filles. En 2013, il a eu pour idée de transformer ce qui était devenu une petite remise, en une location saisonnière. Monique et Yves se sont tournés pour cela vers les Gîtes de France, dont l’équipe a très vite saisi le potentiel de la petite maison en pierres du pays.
“Les premiers estivants sont entrés en juillet 2015”, se souvient le couple. Depuis, ils reçoivent des vacanciers, essentiellement des urbains, venus des quatre coins de France, mais aussi d’Allemagne et de Belgique. Tous apprécient d’être sur une exploitation agricole - élevage de race aubrac - où l’agriculteur leur propose d’approcher les animaux, d’évoquer son métier. Un point particulièrement important à l’heure de débats sociétaux enflammés. “On parle de la région, de l’exploitation, du travail du moment et j’ouvre mon étable”, confirme l’éleveur. De quoi favoriser encore les retours positifs sur le livre d’or ou postés sur Internet et qui ont valu au buron de Juzelles d’être récompensé d’un “Trophée clients” (voir ci-dessous). 

Rebelote

S’ajoutent évidemment des conseils touristiques, cherchant au plus près des points d’intérêt à mettre en avant : ici, outre la vue panoramique, la proximité du site récemment aménagé du Rocher de Carlat en réalité augmentée est un vrai atout. Des arguments que Monique et Yves pourraient prochainement faire valoir pour un nouveau gîte. Encouragés par le très bon taux de réservation du premier (28 semaines en moyenne et même jusqu’à 32 en 2016) et un retour sur investissement relativement court (six ans), ils sont prêts à rénover un deuxième
bâtiment de taille équivalente. Des travaux certes lourds, mais qui pourront être éligibles aux subventions départementales, régionales, mais aussi aux aides européennes, réservées aux agriculteurs(1). De quoi donner des idées.      

Renaud Saint-André

(1) Les aides publiques ne peuvent pas excéder 50 % du montant HT du projet ; ces attributions engagent à adhérer au label pendant dix ans. Elles ne sont pas des droits : un  dossier  doit  être  constitué et déposé  aux  Gîtes  de  France.


A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : samedi 7 juillet 2018

Article publié le 12/07/2018 à 11:17
Auteur : Administrator User

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