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MFR : Sanitaire et social et monde rural, un exemple unique

17 mai 2017 à 12:39
Dominique et Marie-Anne, la passion de leur futur métier les anime.

Une nouvelle session de formation aux métiers du sanitaire et social vient de s’achever à la MFR de Saint-Flour. Témoignages.

Dominique Oudoul, 53 ans, et Marie-Anne Chastel, 33 ans, ont toutes deux suivi cette formation. La première, conjointe collaboratrice à Sebeuge d’Andelat, la seconde, installée sur l’exploitation familiale à Valuéjols. “Je voulais combler un gros manque de lien social”, confie Marie-Anne et aussi “voir si j’étais capable de faire autre chose”… Une réponse largement positive car, pour elle, “quand on a goûté à cette formation, on n’a plus envie d’en partir” et cela reste un “véritable enrichissement qui développe la confiance en soi et passe par le plaisir de la découverte”.
Dominique, elle, souhaitait une reconversion pour diverses raisons, dont la retraite l’an prochain de son ami agriculteur. Son nouveau métier lui permettra d’exprimer son “esprit famille en s’occupant d’autres personnes” et, souligne-t-elle, “je n’aurais pas pu faire ce métier sans cette formation”. Toutes les deux le reconnaissent, “il y a eu des moments de cafard, mais nous avons toujours pu compter sur le soutien des autres”.

Un engagement sans faille
Une voie professionnelle dans le domaine du sanitaire et social, qui demande à toutes ces femmes de gros efforts d’adaptation sans toujours être comprises de leurs conjoints : “Qu’est-ce que tu vas aller chercher du travail ? Tu n’en a pas assez dans l’exploitation ?”, relate l’une d’elles. Dominique, comme Marie-Anne, a dû redoubler d’efforts pour assurer, d’une part, ses obligations à la ferme et d’autre part, ce choix de suivre et de réussir cette formation.
Des femmes venues de l’arrondissement de Saint-Flour mais aussi de Haute-Loire pour cette septième promotion de cette “Action de professionnalisation aux métiers du sanitaire et social en faveur des femmes du monde rural”. “Ce sont souvent des conjointes d’agriculteurs ou des exploitantes agricoles elles-mêmes”, indique Marie-Thérèse Sarraille, responsable de cette formation novatrice, car la seule de la région. “L’idée, poursuit-elle, est de répondre à la fois aux besoins du monde agricole, et à ceux du territoire en matière d’aide à la personne et d’accompagnement au vieillissement.” Pour sa responsable, cette formation a montré son caractère indispensable : “Nos femmes d’agriculteurs sont un public local qui répond aux besoins et toutes ont de l’emploi à l’issue de cette formation. D’ailleurs, les employeurs se les arrachent.” Des employeurs, qui “ont des soucis de recrutement car la demande est très forte. Je suis d’ailleurs inquiète pour les 10 à 15 ans à venir en termes de réponse aux besoins de la population de nos territoires ruraux, et je pense que nous devrons passer d’une relation d’aide à une relation d’accompagnement”.
Le financement de cette session de décembre à mai a été assuré par la nouvelle Région Auvergne-Rhône-Alpes(1), principal contributeur qui a compris tout l’intérêt de “cette démarche unique en Région”. Ce qui n’était pas gagné et qui reste encore, pour Marie-Thérèse Sarraille, à confirmer dans le temps. Mais les atouts sont bien là et la MFR est aux petits soins pour ces stagiaires à qui “nous offrons un accompagnement personnalisé, la condition pour réussir ce grand pas à accomplir, du secteur primaire au tertiaire”.

C. Fournier

(1) En collaboration avec Vivea, Crédit agricole, MSA, CERFrance.

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A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : mercredi 17 mai 2017

Article publié le 17/05/2017 à 12:39
Auteur : Administrator User

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