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Les volailles d’Alex Selves à la “une” régionale

26 janvier 2018 à 09:00
L’élevage de poules fermières plein air d’Alex Selves a été mis en lumière dans le nouveau calendrier de la Région.

Sa passion des animaux l’a conduit à s’installer il y a deux ans. Alex Selves élève des volailles en toute discrétion mais représente le département dans le calendrier des agriculteurs de la Région.

Le seul représentant du département du Cantal dans le calendrier 2018 édité par la grande Région, c’est lui : Alexandre Selves. Endormi au milieu de ses volailles, le sourire aux lèvres. Il y a quelques semaines, il s’est prêté au jeu des séances photos pour illustrer le mois de juin. Sans trop savoir comment il s’est retrouvé embarqué dans cette aventure. “La Région m’a appelé un jour, pour savoir si ça m’intéressait de poser pour eux. Et c’était parti !” En fin d’année dernière, un jeu alimente la page facebook d’Auvergne-Rhône-Alpes, pour associer une expression à la photo. C’est finalement “Se coucher avec les poules” qui illustrera le cliché.
Une aventure de plus dans le parcours professionnel du jeune homme. Après avoir occupé plusieurs emplois, chez 3A, Laumond, ou encore Translac, la passion des animaux le rattrape. Mais au moment de prendre son envol, le trentenaire ne suit ni les traces de son père, ni celles de son frère, ancien producteur de lait à Crandelles, et opte pour la volaille, tout simplement parce qu’il “aime ça” et ne souhaite pas “faire comme les autres”.
Il s’installe donc le 1er mai 2015 sur la ferme d’Alterines, sur la commune de Saint-Cernin, auparavant exploitée par ses parents. Après le départ du troupeau allaitant salers de son père, les 100 hectares de terrain sont divisés, avant d’être vendus. La surface sur laquelle Alex s’est pour l’heure installé appartient à un Anglais, qui lui vendra les 2 ha, normalement d’ici à la fin de l’année.

Agriculture raisonnée

Il faut dire que le jeune homme, titulaire d’un BEP agro-alimentaire, commence à manquer de place. Aujourd’hui, un hangar de 300 m2 et une étable de 300 m2 également (plus un hangar attenant de 80 m2) lui permettent d’abriter sa production et d’abattre à la ferme. Demain, il espère installer cinq autres bâtiments déplaçables, quatre de 60 m2 et un de 30 m2. Les volailles, dont une soixantaine de pondeuses, profitent donc du grand air, selon le principe de l’agriculture raisonnée. “C’est tout comme le bio sauf que je n’achète pas de céréales bio ; je revendrais les poulets beaucoup trop chers... Ça vaudrait le coup uniquement si je produisais mes céréales moi-même.”
L’agriculteur achète un lot de poussins par mois, dans l’Aveyron, à l’âge de quatre semaines. Il les garde ensuite environ 120 jours, “ou plus, en fonction des commandes”. La SARL Raussou, à Saint-Cernin, le fournit en alimentation animale et les céréales de démarrage sont achetées chez Jambon, à Murat. L’engrais est banni de l’exploitation tout comme les OGM. Les terrains sont entretenus par deux ânes et des chèvres naines.

Manger moins, mais mieux

Une image “verte” qui séduit les visiteurs de passage, puisqu’Alex propose de la vente directe et adhère au réseau Bienvenue à la ferme. Ses pigeons et ses poulets sont également disponibles au Drive fermier. Quelques restaurateurs et traiteurs aurillacois se fournissent à la ferme d’Alterines,  présente sur les marchés du Rouget et de Naucelles, en attendant d’autres points de vente cet été(1). Un contact avec la clientèle qui lui a réservé quelques surprises... “Sur le marché, je pensais plutôt attirer un public âgé alors que ce sont les jeunes qui achètent mes produits ! Ils préfèrent manger moins, mais mieux, et comprennent que pour faire de la qualité, il faut plus de place, plus de temps. Quant aux touristes qui viennent chez moi parce qu’ils ont suivi le panneau “produits fermiers”, ils s’attendent à acheter du fromage, pas de la volaille !” Et Alex de leur expliquer que dans le Cantal, il n’y a pas que des vaches... Mais avec le sourire, toujours.

M. Varnieu

(1) Poulet : 9,20 €/kg ; pintade : 10, 20 €/kg ; pigeon : 11 € pièce ; lapin : 9,50 €/kg.


A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : mercredi 24 janvier 2018

Article publié le 26/01/2018 à 09:00
Auteur : Administrator User

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