La Haute-Loire Paysanne|L’Allier Agricole|L’Union du Cantal|L’Auvergne Agricole|Le réveil Lozère|L’union Paysanne

Presse Agricole du Massif Central

L’actualité de votre Hebdo

Légumineuses : La lentille blonde sanfloraine débarque au pays du Soleil levant

08 mars 2017 à 15:45
Le chef Zénto de la maison Courtine à Tokyo et le chef Shigéno du restaurant “Le 14e” à Kyoto ont mis la lentille blonde à leur carte.

Sacré coup de pub pour la lentille blonde de Saint-Flour : la SARL, après plusieurs années de contacts, a décroché un marché au Japon.

Certes, avoue Serge Ramadier, président de l’association des producteurs de lentilles blondes et pois blonds du pays de Saint-Flour, par ailleurs gérant de la SARL “La lentille blonde”, “ce n’est pour l’instant que dans les 400 à 500 kilos par an, mais c’est un début et, surtout, c’est bon pour notre image de marque. Nos amis nippons sont friands de produits français et cela valorise notre marché”. Deux restaurateurs(1) ont opté pour ce produit : “Ils l’ont testé. Ils ont été très intéressés par son goût, la façon de le travailler. Les Japonais sont des clients exigeants. Ils ont pris tout le temps qu’il fallait pour être bien certains que notre produit était le bon. Ils ont exigé que tout traitement des lentilles soit exclu. Ils ont étudié soigneusement la topographie des lieux. Ils savaient exactement sur quelles parcelles autour de Saint-Flour on cultive…”

Le bio en marche
Autre nouveauté, la lentille bio va faire son entrée sur le marché cette année. Elle autorise une plus-value de 20 centimes au kilo sur un produit vendu 1,15 €/kg. D’où une idée de conversion qui fait son chemin dans la tête de cinq ou six producteurs. “Ils ont envie de franchir le pas, d’autant qu’ils peuvent prétendre assez facilement à répondre au cahier des charges.” Et déjà, 15 ha supplémentaires seront semés en bio cette année.
Des lentilles certifiées Certipaq représenteront alors aux alentours de 10 % d’une production totale de 80 tonnes, à comparer aux trois tonnes de lentilles AB produites actuellement. Les producteurs, sur les conseils de l’Inao, ont en outre opté pour inscrire la lentille blonde dans une AOP, “un signe de qualité qui nous protégera”. La certification, qui devrait intervenir dans les trois ans, a demandé des efforts, telle l’acquisition d’une trieuse installée en 2016 sur le site de production de l’Établissement de service et d’aide par le travail (ex CAT de Saint-Flour, aujourd’hui Ésat), obligatoire dans la démarche, de même que l’appartenance à une zone géographique délimitée de production, le conditionnement sur le site (coût : 130 000 € assorti d’aides de la Région et de l’Europe). Et les producteurs eux-mêmes, chaque semaine, opèrent le tri avant la construction d’un nouveau bâtiment. Son implantation est prévue en 2017, sur la zone intercommunale de Volzac. Il sera spécialement affecté au stockage et au tri.

C. Fournier

(1) Le chef Zénto de la maison Courtine à Tokyo et le chef Shigéno du restaurant “Le 14e” à Kyoto.

Dans la même rubrique

A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : samedi 4 mars 2017

Article publié le 08/03/2017 à 15:45
Auteur : Administrator User

Réagissez à cet article
  • Retour
Sélectionnez votre journal

Météo

Besoin d’un renseignement ?
Contactez-nous : Presse Agricole du Massif Central