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Composter, c’est rentable

14 septembre 2018 à 08:21
Démonstration de compostage avec un matériel que va très prochainement être renouvelé.

Le GVA Caldaguès Aubrac vient d’organiser une démonstration de compostage sur les terres d’un de ses adhérents au Gaec de Farreyrolles.

Pour la présidente du GVA, Florence Raynal, cette démarche “entre dans nos objectifs d’amélioration du travail des agriculteurs en faisant appel à la technique. Le territoire du GVA compte pas mal d’exploitations en aire paillée et donc, susceptibles d’adopter ce système”, a-t-elle reconnu, convaincue par cette démonstration.
Les adhérents sur le territoire du GVA pourraient en effet être plus nombreux à l’adopter et surtout, estime le président de la Cuma Mai d’Or, Jérémie Combes(1), “le compostage ne présente que des avantages. Il permet de réduire la quantité d’épandage et donc aussi le nombre de voyages, ce qui est essentiel quand les parcelles sont éloignées. Ensuite, le compostage tue les mauvaises graines qui se trouvent dans la paille et, par rapport à l’utilisation du phytosanitaire, c’est un atout important en terme écologique. Enfin, outre la valeur agronomique qu’il apporte, le compost peut être épandu près des habitations et au plus proche des cours d’eau, contrairement au fumier…”    

Témoignage d’adhérent

Après quatre semaines, le fumier en andain est prêt à être composté. Trois semaines après, il peut être composté une seconde fois pour réduire un peu plus le volume, et utilisé deux à trois semaines après (en fonction des conditions climatiques). La Cuma effectue deux tournées dans l’année pour le compostage : au printemps et en été, car “pour mieux amortir le matériel, nous travaillons en intercuma et le tracteur, le reste du temps, est employé à d’autres tâches”, indique le président.
Yves Chassany, associé du Gaec de Farreyrolles sur les parcelles duquel la démonstration était organisée le 8 septembre, composte depuis trois ans : “J’y vois comme principal intérêt de diviser par trois le transport pour l’épandage du fait d’un volume de compost lui-même divisé d’autant.”
En agriculture bio depuis 2015 et en stabulation libre, le compostage permet en outre au Gaec “de travailler avec nos seuls effluents. En bio, c’est impératif et, sans cet apport, nous prendrions de gros risques en termes de conduite fourragère. Il colle bien pour nous à l’élevage extensif et donc, à la race aubrac”. En outre, en terme économique, c’est gagnant-gagnant : “Le coût du compostage que nous avons calculé annuellement pour notre exploitation est de 330 € HT. Soit, rapporté au couple mère-veau : 3 €. Et ce coût, je le retrouve, rien qu’en effectuant trois fois moins de voyages pour épandre, non compté le temps de gagné… Alors, le compostage, c’est rentable ! “

C. Fournier
(1) Agriculteur à Faverolles qui a remplacé à ce poste Philippe Albisson.


A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : mercredi 12 septembre 2018

Article publié le 14/09/2018 à 08:21
Auteur : Administrator User

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