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Abreuver le marché sans l’inonder

29 octobre 2015 à 10:33
Les mouvements de la zone réglementée (ZR) à destination de la zone indemne (ZI) sont possibles sous conditions selon les quatre règles ci-dessus.

Alors que la seconde phase de vaccination s’achève, les échanges d’animaux vont recommencer dans les jours à venir. Les professionnels de l’export vont devoir trouver la juste mesure pour que la reprise des échanges se passe sereinement.

En éclatant vendredi 11 septembre dernier, la crise sanitaire de la Fièvre catarrhale ovine (FCO) a jeté un coup de froid sur les exportations de broutards et laitonnes qui démarraient juste. Les animaux se sont trouvés confinés dans les élevages en attendant qu’une nouvelle voie se dessine. En attendant, ce sont près de 6 000 broutards et laitonnes qui n’ont pas été exportés chez Socaviac-Feder et 7 000 pour Sicagieb.

« Redémarrer la locomotive  »

Sept semaines et de nouveaux protocoles sanitaires trouvés plus tard, les échanges s’apprêtent à reprendre. Les marchés italiens sont de nouveaux prêts à accueillir des animaux, encore faut-il les satisfaire sans les gaver : « Tous les animaux qui devaient être vaccinés l’ont été rapidement, commente Raphaël Colas, responsable du site Socaviac-Feder de Villefranche-d’Allier. Reste à présent à faire le maximum pour faire partir les animaux sans faire d’excès. Le but de cette première semaine n’est pas de rassasier les clients mais de mettre en place une logistique efficace ». Pour Jean-Michel Aucouturier, directeur de Sicagieb, il faut avant tout « redémarrer la locomotive » bloquée depuis sept semaines. Cette prudence vise avant tout à « tenir les cours » afin de « ne pas inonder le marché » alors qu’en ferme les éleveurs en mal de trésorerie s’impatientent.

Des prix en baisse

Malgré toutes ces précautions, les prix seront-ils à la hauteur des attentes des éleveurs obligés depuis plusieurs semaines de nourrir des animaux destinés à l’export ? « Ce qui est certain, c’est que, pour cette première semaine d’échanges, les cours seront à la baisse », note Raphaël Colas. Pour indice, les prix laissés en suspend en semaine 37 étaient de 2.66/2.70 euros le kilo pour des animaux de 400 kg chez Socaviac, autour de 2.80 euros le kilo chez Sicagieb. Reste à savoir comment les cours vont supporter cette reprise des échanges dans les semaines à venir.

Marie Renaud, L’Allier agricole

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A retrouver dans les pages de notre édition papier datée : jeudi 29 octobre 2015

Article publié le 29/10/2015 à 10:33
Auteur : Administrator User

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